Le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel, le 18 septembre 2026 à Paris ( AFP / Kenzo TRIBOUILLARD )
Le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel a appelé dimanche enseignants, salariés et militants à soutenir les lycéens lors de leur nouvelle journée de mobilisation prévue mardi, afin que "les revendications émergent plutôt que la violence".
"Si nous voulons protéger nos enfants, (...) nous aurions plutôt intérêt à nous en mêler", a-t-il déclaré sur BFMTV, précisant avoir invité les militants communistes à venir "aider" les organisations de jeunesse à "sécuriser les parcours" et être présents à leurs côtés.
Par ailleurs, Fabien Roussel a rejeté les accusations du gouvernement contre La France insoumise, accusée par Matignon d'être à l'origine du mouvement qui a basculé vers des violences.
"Les élus et les députés communistes aussi sont présents pour discuter avec les lycéens, non pas pour aller brûler des poubelles, mais pour faire émerger leur revendications", a-t-il défendu.
Face à la polémique suscitée par les propos du maire Insoumis Bally Bagayoko, qui a estimé que la violence "peut être légitime" tout en jugeant qu'elle devait être évitée, Fabien Roussel a insisté sur le fait qu'"aucune violence n'est légitime".
Les personnes "mises en cause" dans ces violences doivent être jugées, qu'il s'agisse des "jeunes qui ont dégradé ou agressé", "des policiers qui ont mal fait leur travail" ou "des commissaires qui ont donné des ordres inappropriés dans le maintien de l'ordre", a-t-il poursuivi.
Il a par ailleurs mis en cause la "responsabilité" des médias, qui consacrent des heures à la diffusion d'images de violences.
Questionné sur les déclarations de Bruno Retailleau appelant à l'interdiction de LFI, Fabien Roussel a estimé que "l'interdiction des partis est le symbole des régimes dictatoriaux". "C'est ce qu'a fait Poutine en Russie", a-t-il ajouté.
Selon lui, il faut s'attaquer aux causes du malaise. "Le problème central, c'est une jeunesse qui souffre" et la politique d'enseignement qui est "maltraitée par le gouvernement".
Il a lancé un appel à "l'ensemble des forces républicaines" pour définir un budget 2027 qui "garantisse qu'il y ait un professeur dans chaque classe".
Estimant qu'il s'agit à la fois d'une débat de gauche et de droite, il a plaidé pour "augmenter le budget de l’Éducation nationale", pour "garantir à nos enfants le minimum syndical" pour avoir un avenir.

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